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Aktualisiert am:
Dienstag 31 Januar 2012
Mon travail
A coté de dessins, croquis de nus, diverses formes de gravure, carnets de voyage, je pratique surtout la peinture acrylique sur toile et les techniques mixtes sur papier ou différents supports.
Je m’intéresse principalement au corps et à sa complexité. A distance des croquis de nus qui me servent d’exercice, je m’éloigne dans mes peintures de la représentation réaliste de la nature pour rechercher à travers une réflexion plus profonde à atteindre une expression qui tend à l’abstraction.
Mon inspiration vient souvent de la littérature, en particulier du long poème de l’écrivain croate Augustin Tin Ujević « Hymnodia to mou somati » (Hymne à mon corps) dont le titre grec a donné leurs noms à de nombreuses œuvres et à plusieurs expositions à Prague, Berlin et Zagreb. Dans le livre d’artiste « Textiles-Text’îles-Iles de textes »(Editions ERASMUS - Zagreb - 1998) des fragments de textes de Augustin Tin Ujević se mêlent à la peinture.
« focus Szymborska » est un projet qui réunissait des artistes européennes (Pologne, Allemagne, France) autour de textes de la poétesse polonaise Wisława Szymborska (prix Nobel de littérature 1996). Des œuvres variées, faisant appel à diverses techniques, gravure, photo, peinture, installation, sont montrées à Berlin en août 2005 dans la Inselgalerie et plus tard en Pologne à Stargast.
Installations
< Des installations : « Traces de vie » (inspirée par Tin Ujević) montrée à Prague dans la Galerie Čapek et « Le choix » (d’après un poème de Szymborska) dans la Inselgalerie à Berlin, complètent les tableaux ou collages sur les mêmes thèmes. J’emploie comme matériau presque uniquement du tissu, des draps anciens, qui ont accompagné des êtres humains de leur naissance jusqu’à leur mort.
Au sein de l’exposition « Filles d’Eve » à la Inselgalerie, l’installation « Femmes de la Révolution » met en scène Théroigne de Méricourt, Manon Roland et Olympe de Gouges, trois femmes qui après avoir été des figures phares du mouvement révolutionnaire ont été éliminées (guillotinées ou enfermée dans un asile psychiatrique) par leurs collègues masculins au nom d’un antiféminisme notoire au pays des droits de l’homme, où ceux de la femme sont ignorés. Sur des bandes de toile de 350 x 65 cm, où portraits et citations racontent leur vie, des mannequins évoquent la mort et la folie qui scellent leur destin.
« Weg der Sinne » (Le chemin des sens), installation dans le jardin du Centre Bagatelle à Berlin, est un parcours à faire nu-pieds sur des matériaux divers - durs, mous, crissants, craquants - pour traverser des portiques dont les bandes de tissu pendantes caressent visage et corps en dégageant des odeurs qui chatouillent les narines. La vue est sollicitée par les couleurs des rubans de tissu qui par des nuances subtiles passent du violet au rouge, évoquant l’arc-en-ciel.